L’assassin qu’elle mérite
Posté par SurLaBD le 19 oct 2010 dans Les Chroniques • Un commentaire
Un jeune aristocrate outré par la soi-disant décadence artistique de son temps décide d’offrir à la société viennoise du tout début du 20ème siècle l’œuvre ultime créée par lui-même.
Afin de montrer aux artistes de la Sécession Viennoise que c’est le support qu’il faut changer pour mettre l’art à la portée des masses, il décide d’en travailler un jamais utilisé jusqu’alors : l’être humain.
C’est avec passion que les auteurs explore ici les replis de l’âme humaine. On y retrouve les éléments qui ont su nourrir certains des plus grands romans de l’âge d’or de la littérature russe.
Dans cet album, ce sont bien les personnages et leurs psychologies qui comptent. Ainsi Corboz met tout son talent à leur service en jouant sur l’épaisseur de son trait tout en rondeur pour mettre les visages en valeur.
Après Alim le tanneur, L’ivresse des fantômes et même Les aventures de Sarkozix, Lupano s’attaque à un nouveau genre avec brio et il a su, avec Corboz (son compère sur Celestin gobe la lune) s’entourer du dessinateur avec la sensibilité nécéssaire à ce genre de récit.
Bravo !




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