Des comics pour des novices 4 : PUNISHER MAX

Posté par Jean le 17 oct 2011 dans DossiersPas de commentaires

Vous avez envie de quelque chose de musclé dont la lecture satisfasse votre besoin de défoulement. Vous êtes de ceux qui pensent que le refus de tuer les vilains chez les super-héros lycra masqué relève davantage d’une certaine lâcheté que d’une déontologie sans failles. Alors je vous conseille la série Punisher Max par Jason Aaron (Scalped, Wolverine) et Steve Dillon (Preacher, Ultimate Avengers 3).

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Après avoir été menée de nombreuses années par Garth Ennis, la série est relancée en janvier 2010 par une équipe créative de choix. C’est un bon point de départ pour découvrir le plus impitoyable des justiciers de l’univers marvel. La série compte déjà 18 épisodes en VO dont les 11 premiers ont été traduit et compilé dans 2 recueils aux éditions Panini.

Avant d’aller plus loin, sachez que le Punisher de cette série évolue en marge de l’univers Marvel classique. On ne croise ici aucun super-héros marvel et il s’agit plus d’un thriller sans pitié que d’une série de super-héros à proprement parler.

Pour la petite histoire, Frank Castle rentre du Vietnam fortement ébranlé par un conflit destructeur. Il retrouve sa famille et aspire au bonheur avec ses proches. Mais un beau jour de 1976, alors qu’ils goûtent à celui-ci au cours d’un pique-nique, sa femme et ses enfants sont abattus sous ses yeux par des mafieux. L’ancien militaire qu’il est, aguerri aux techniques de combat les plus extrêmes, ne parviendra pas à les protéger. Mais il jure qu’il n’aura de cesse de les venger. Le Punisher est né !

Jason Aaron a parfaitement assimilé le passif du Punisher et il remodèle son univers en réintroduisant des personnages tels que le Caïd qui vont s’y faire une place en faisant table rase du passé. Il pousse la psychologie des personnages à son plus haut niveau et nous livre un Frank Castle laissant entrevoir ses faiblesses, ses fatigues qui font presque vaciller sa volonté de fer. Côté psychologique, les autres protagonistes ne sont pas en reste. On y découvre entre autre un Caïd particulièrement froid et dur. Cet aspect est le petit plus de cette série malgré tout pleine d’action, de combats sans pitié et de rebondissements.

Au niveau du dessin, on peut entendre beaucoup de choses, et pas que des louanges, sur le style graphique de Dillon. Mais dans tous les cas, et quoi qu’on en pense, son style est parfaitement adapté à l’univers du Punisher. C’est d’ailleurs sur cette série qu’il s’est forgé avec Garth Ennis. Il maîtrise le Punisher sur le bout des doigts.

Le tout est admirablement complété par les magnifiques couvertures de Dave Johnson. Un petit plus qu’il ne faut pas bouder.

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